L’aspirateur robot n’est plus cet appareil gadget que l’on lançait à la volée en espérant un nettoyage approximatif. En 2025, on parle d’alliés domestiques presque invisibles, qui lavent, aspirent, s’auto-nettoient, se remplissent, se vident et parfois même… détectent que l’eau est trop sale pour continuer. Avec le Roborock S8 MaxV Ultra et le Dreame X40 Ultra, on entre dans l’ère des robots ménagers connectés à la plomberie, capables de fonctionner pendant des semaines sans aucune intervention manuelle. Plus besoin de s’interroger sur l’état du réservoir ou de planifier des nettoyages fastidieux.
Ces deux modèles incarnent l’élite du marché. L’un mise sur l’intelligence embarquée et un design compact, l’autre sur la performance brute et une couverture inégalée. Derrière leurs promesses similaires se cache pourtant une philosophie bien différente. Et même si chacun brille par son niveau de sophistication, le fossé se creuse dès qu’on les confronte à une routine exigeante. Plutôt que de se fier aux chiffres et aux fiches techniques, c’est l’usage qui révèle la vraie hiérarchie. Et au final, un seul sort véritablement du lot.
Une base multifonction pour une autonomie presque totale

Dès l’installation, le ton est donné : ces robots sont conçus pour ne plus jamais dépendre d’un seau ou d’un chiffon. Les deux modèles s’appuient sur une base capable de vidanger, remplir, laver, sécher et même évaluer la qualité de l’eau, le tout en étant reliée directement à l’alimentation et à l’évacuation domestique.
Sur ce terrain, le Dreame X40 Ultra et le Roborock S8 MaxV Ultra font jeu égal en termes de fonctionnalités de base. Seule subtilité : Roborock ajoute un distributeur automatique de détergent, qui s’occupe de doser le produit à chaque cycle. Pratique pour garder des sols frais sans y penser.
En matière d’encombrement, Roborock prend un léger avantage grâce à une base plus compacte, plus facile à intégrer dans un coin de pièce. Celle de Dreame est un peu plus imposante, surtout en profondeur, ce qui peut compliquer son intégration dans les espaces restreints.
Une domination nette sur l’aspiration
En matière de puissance pure, le Dreame X40 Ultra affiche une aspiration de 12 000 Pa, contre 10 000 Pa pour son concurrent direct. Mais au-delà des chiffres, ce sont les résultats qui impressionnent. Sur tapis, moquette ou sol dur, le Dreame extrait davantage de particules en moins de passages. C’est particulièrement flagrant dans les environnements poussiéreux ou avec des poils d’animaux.
Là où le Dreame excelle, c’est dans la gestion des poils longs. Son rouleau unique évite les enchevêtrements, là où le système à double rouleau du Roborock peut parfois nécessiter un peu d’entretien manuel. Un avantage décisif si la maison abrite un compagnon à quatre pattes.
Deux approches très différentes du lavage des sols

Les deux marques ne misent pas sur les mêmes technologies. Roborock déploie la VibraRise 3.0, un système vibrant capable de soulever les serpillières pour éviter les tapis, tandis que Dreame s’appuie sur deux mop pads rotatifs qui s’étendent automatiquement pour aller frotter jusqu’aux plinthes.
Le résultat final est proche en matière de propreté, mais le Dreame X40 Ultra couvre mieux les coins, les bords, et les zones difficiles d’accès, notamment sous les meubles bas. Sur les taches tenaces, les performances sont excellentes des deux côtés, avec un léger avantage au Dreame grâce à sa pression au sol mieux répartie.
Navigation : une IA qui reconnaît plus d’objets et évite plus d’erreurs
La navigation par LiDAR est devenue la norme sur les modèles haut de gamme, mais le X40 Ultra va plus loin avec une reconnaissance visuelle capable d’identifier jusqu’à 120 objets différents. Le S8 MaxV Ultra, bien que très compétent, se limite à 73.
Ce surcroît d’intelligence se traduit par moins de collisions, un meilleur contournement des câbles, chaussures ou bols pour animaux, et une anticipation plus fine des obstacles. Le résultat est un parcours plus fluide, plus rapide, avec moins d’interruptions ou d’ajustements manuels.
Une autonomie record pour les grandes surfaces
Officiellement, les deux robots annoncent une autonomie de 3 heures. En pratique, le Dreame gère beaucoup mieux son énergie. Son système optimise la puissance selon la surface, réduisant les gaspillages, ce qui lui permet de couvrir jusqu’à 2600 m² en une seule charge, contre environ 1500 m² pour le modèle Roborock.
Sur une maison à plusieurs étages ou un grand appartement, cette différence se ressent immédiatement. Pas besoin de fractionner les nettoyages ni de compter sur une recharge en cours de cycle.
Une application ultra complète des deux côtés

Sur le plan logiciel, les deux marques atteignent un niveau de maturité impressionnant. Plans multi-étages, zones interdites, programmation détaillée, réglage de la puissance d’aspiration ou du débit d’eau : tout y est, dans une interface fluide et intuitive.
Roborock garde une petite exclusivité : un assistant vocal intégré, utile pour déclencher ou personnaliser une tâche à la voix sans passer par une enceinte connectée. Cela dit, l’expérience reste très proche sur les deux applications, avec une fiabilité et une réactivité au rendez-vous.
Des fonctions bonus aux philosophies divergentes
Chaque marque tente de se démarquer avec des petits extras. Roborock propose un mode surveillance via la caméra, des appels vidéo, ou encore un nettoyage ponctuel autour d’un point d’intérêt (comme une gamelle ou une zone salissante). Des fonctions originales, mais pas toujours essentielles.
Dreame préfère optimiser l’existant. Les cycles de lavage sont plus courts, le séchage est plus efficace, et la consommation d’eau et d’énergie est mieux calibrée. Moins spectaculaire, mais plus utile au quotidien.
Un niveau sonore contenu mais inévitable
En fonctionnement normal, les deux robots restent relativement discrets, avec une légère préférence pour le Roborock lors de l’aspiration. En revanche, les cycles de rinçage et de séchage restent bruyants, quelle que soit la marque. Un compromis difficile à éviter compte tenu des performances attendues.
Heureusement, la plupart des tâches bruyantes peuvent être planifiées pour se lancer en votre absence, ou pendant les heures creuses.
Entretien automatique : efficacité identique, gestion différente
Grâce au raccordement à la plomberie, plus besoin de remplir ou vider des réservoirs à la main. Les serpillières se lavent et se sèchent seules, et la poussière est aspirée automatiquement vers un sac scellé dans la station.
Sur ce point, les deux modèles livrent une expérience quasi identique, à une nuance près : Roborock distribue automatiquement du détergent dans le réservoir, une touche bienvenue pour garder une odeur de propre sans intervention.
Design et intégration dans l’espace

L’esthétique n’est pas laissée au hasard. Le S8 MaxV Ultra adopte un format plus vertical, avec une profondeur réduite, ce qui facilite son intégration dans un coin discret. À l’inverse, le Dreame s’étire davantage, et demande un peu plus de place en façade. Pour un intérieur moderne et épuré, cela peut faire la différence.
Les deux s’intègrent toutefois très bien dans des environnements contemporains, avec des matériaux de qualité et une finition soignée.
Conclusion : le Dreame X40 Ultra domine l’univers des robots autonomes
En confrontant le Dreame X40 Ultra au Roborock S8 MaxV Ultra, une chose devient évidente : l’efficacité, la précision et l’autonomie du X40 en font le modèle le plus abouti de cette nouvelle génération. Il nettoie mieux, couvre plus de surface, détecte davantage d’obstacles, et gère ses ressources de façon plus intelligente.
Roborock reste une alternative de haut niveau, avec une application très complète, un format plus compact et quelques fonctionnalités bonus séduisantes. Mais face à l’endurance, la précision et la puissance du Dreame, il accuse un léger retard sur plusieurs aspects clés.
En 2025, le Dreame X40 Ultra incarne l’aspirateur robot autonome dans ce qu’il a de plus efficace, de plus discret, et de plus fiable. Il ne se contente pas de promettre l’autonomie : il la livre, sans compromis.


