Tu hésites entre la DJI Osmo Action 4 et la DJI Osmo Action 5 Pro pour filmer du sport, des voyages ou des sorties un peu remuantes ? Le choix paraît simple au départ : elles se ressemblent, filment toutes les deux en 4K/120 i/s et partagent une vraie base technique.
Mais ce n’est pas seulement une affaire de fiche produit. Entre autonomie, écrans, stockage et confort au quotidien, la différence se voit surtout quand la sortie dure plus longtemps que prévu.
Même format, mais la 5 Pro se montre plus agréable au quotidien
Au premier contact, difficile de crier à la révolution. Les deux caméras affichent les mêmes dimensions, avec seulement 1 g d’écart. Dans une poche, sur un harnais ou au bout d’une perche, le passage de la DJI Osmo Action 4 à la DJI Osmo Action 5 Pro ne change presque rien en encombrement, et c’est plutôt une bonne nouvelle pour ceux qui aiment les formats compacts.
La vraie différence arrive quand on regarde les écrans. Le modèle le plus ancien reste très pratique avec ses deux écrans tactiles couleur, mais la version Pro passe à l’OLED, avec une dalle arrière plus grande et une meilleure lisibilité. En extérieur, surtout quand la lumière tape fort, les écrans OLED plus lumineux de la DJI Osmo Action 5 Pro rendent le cadrage moins laborieux, sans transformer l’expérience en produit totalement différent.
Sous l’eau, l’écart reste léger mais réel : 18 m sans caisson pour l’Action 4, 20 m pour la 5 Pro. Pour du snorkeling, des plans en mer ou une utilisation un peu plus appuyée, ce supplément donne une marge rassurante. La plus récente ajoute aussi 47 Go utilisables en interne, et ce stockage intégré évite de perdre une sortie à cause d’une carte microSD oubliée. L’Action 4 demande, elle, une carte dès le départ.
Image et vidéo : les mêmes bases, pas la même marge
Les chiffres de base peuvent donner l’impression d’une égalité presque parfaite : capteur 1/1,3 pouce, champ de vision 155°, ouverture f/2,8, vidéo jusqu’en 4K/120 i/s. Pourtant, à l’usage, la DJI Osmo Action 5 Pro exploite une base similaire avec plus de latitude dans les scènes difficiles, notamment quand une zone très claire cohabite avec des ombres profondes.
La DJI Osmo Action 4 reste une caméra très capable. Elle filme large, stabilise bien et produit une image déjà sérieuse pour le sport, les vacances ou les contenus rapides. Mais la 5 Pro ajoute une plage dynamique annoncée jusqu’à 13,5 stops, un capteur nouvelle génération et la prise en charge du HLG en plus du D-Log M 10 bits. Pour l’étalonnage, la version la plus récente laisse davantage de matière au montage sans demander plus d’efforts au tournage.
En photo, l’écart devient plus visible. Environ 10 Mpx pour l’Action 4, environ 40 Mpx pour la 5 Pro : personne ne confondra une action cam avec un boîtier photo expert, mais cette réserve aide pour recadrer, créer une miniature ou récupérer une image plus détaillée. Dans ces usages secondaires, la définition supérieure de la DJI Osmo Action 5 Pro donne plus de souplesse après la prise de vue.
La nuit confirme cette impression. Le mode SuperNight de la 5 Pro ne transforme pas une scène sombre en image parfaite, mais il rend les plans nocturnes plus propres et moins pâteux. L’Action 4 reste correcte, surtout dans sa catégorie, mais les hautes lumières et les ombres sont mieux tenues sur la DJI Osmo Action 5 Pro quand la lumière devient moins facile.
Stabilisation et action : l’Action 4 tient bon, la 5 Pro cadre mieux seule
Pour encaisser les secousses, les deux caméras savent faire. La DJI Osmo Action 4 profite déjà de RockSteady 3,0 et 3,0+, avec HorizonBalancing et HorizonSteady pour les plans plus remuants. Sur un vélo, en marchant vite ou en fixant la caméra à un sac, la stabilisation de la DJI Osmo Action 4 reste suffisamment solide pour la majorité des scènes sportives, sans donner une image molle ou trop artificielle.
La 5 Pro reprend ces mêmes grands modes. Sur une balade, une descente tranquille ou une session de ski sans cadrage compliqué, l’écart peut donc sembler mince. C’est même l’un des points forts de l’Action 4 : elle ne paraît pas dépassée dès qu’on la secoue un peu. En revanche, la DJI Osmo Action 5 Pro devient plus intéressante quand il faut filmer vite et rester bien cadré, surtout sans aide extérieure.
Son suivi de sujet intégré change la pratique pour les créateurs solos. Quand quelqu’un bouge dans l’image, la caméra peut l’aider à rester centré grâce à une composition ajustée. Ce n’est pas une fonction indispensable pour tout le monde, mais pour du vlog, du sport filmé seul ou une scène improvisée, le suivi intégré limite les corrections de cadrage pendant l’action.
Le pré-enregistrement creuse aussi l’écart. Jusqu’à 60 s sur l’Action 4, jusqu’à 5 min sur la 5 Pro : sur une action imprévisible, un départ raté ou un saut déclenché trop tôt, cette réserve peut sauver le plan. La plus récente pardonne mieux les réflexes tardifs sans obliger à filmer en continu, ce qui colle très bien à l’esprit d’une caméra d’action.
Autonomie : la vraie rupture se joue dans la durée
Ici, l’écart devient beaucoup moins subtil. L’Action 4 annonce jusqu’à 160 min, ce qui reste confortable pour une caméra compacte. Avec l’écran allumé, la 4K, les changements de mode et les connexions sans fil, l’autonomie réelle dépend évidemment de l’usage. Malgré cela, la DJI Osmo Action 4 reste crédible pour une sortie courte ou une session bien préparée, surtout avec une batterie de secours.
La DJI Osmo Action 5 Pro passe à 1 950 mAh et monte jusqu’à 240 min annoncées. Cette différence se ressent moins comme un simple chiffre que comme une pression en moins. On coupe moins souvent, on surveille moins l’icône de batterie, on laisse tourner un peu plus volontiers. Pour une caméra de terrain, les 80 minutes annoncées en plus changent directement la façon de filmer, notamment en voyage ou sur une longue activité.
Cette marge supplémentaire rend la 5 Pro plus spontanée. Elle ne dispense pas de gérer ses batteries, mais elle évite de penser constamment à la prochaine recharge. Pour une journée découpée en petites séquences, la DJI Osmo Action 5 Pro donne davantage de liberté entre deux prises, et ce confort finit par compter autant que la qualité d’image.
Par temps froid, les deux modèles restent utilisables jusqu’à -20 °C. La différence vient surtout de l’endurance globale, la 5 Pro profitant de sa batterie plus grande et de son optimisation. Pour le ski, la randonnée hivernale ou les sorties longues, la version Pro garde une avance plus nette quand la session s’étire, là où l’Action 4 demande plus d’anticipation.
Workflow, écrans et transferts : moins de petites frictions avec la 5 Pro
Une action cam ne se juge pas seulement au rendu final. Il y a tout ce qui se passe entre deux prises : sortir la caméra, vérifier le cadre, transférer un fichier, relancer une séquence. Sur ce terrain, la DJI Osmo Action 5 Pro rend plusieurs gestes ordinaires un peu plus rapides et moins agaçants, sans bouleverser l’ergonomie DJI.
L’Action 4 reste très agréable. Son interface est claire, ses deux écrans tactiles répondent bien et le système de fixation magnétique simplifie les changements de support. Pour quelqu’un qui veut filmer sans passer par une longue phase d’apprentissage, la DJI Osmo Action 4 garde une prise en main simple et très rassurante, avec une logique déjà bien maîtrisée.
La 5 Pro ajoute surtout des raffinements utiles aux personnes qui filment souvent. Écran arrière OLED de 2,5 pouces, luminosité jusqu’à 1 000 cd/m² en pic, cartes microSD jusqu’à 1 To, Wi-Fi 6 : chaque point peut sembler secondaire seul. Ensemble, ces améliorations réduisent les petits ralentissements qui finissent par fatiguer sur une journée de tournage.
Les 47 Go utilisables en interne méritent une mention à part. Ce n’est pas assez pour remplacer une bonne carte microSD sur une longue session en haute qualité, mais c’est suffisant pour dépanner, filmer une courte vidéo ou capturer un plan imprévu. Dans ce genre de moment, le stockage intégré de la DJI Osmo Action 5 Pro transforme un oubli en simple contretemps, pas en sortie gâchée.
Côté audio, les deux caméras embarquent trois microphones. La 5 Pro conserve toutefois un avantage d’écosystème avec une intégration plus poussée vers les micros DJI récents. Pour du vlog, du voyage ou des contenus sociaux parlés, la version la plus récente s’intègre plus naturellement dans une configuration légère, sans multiplier les accessoires autour de la caméra.
Valeur d’usage : l’Action 4 reste rationnelle, la 5 Pro fatigue moins
Le choix le plus raisonnable n’est pas absurde : l’Action 4 a beaucoup pour elle. Elle filme en 4K/120 i/s, stabilise fort, résiste bien à l’eau, propose deux écrans tactiles et reste compacte. Pour des vacances, du vélo, de la randonnée, du ski ou quelques plans sous l’eau, la DJI Osmo Action 4 offre encore un rapport équipement-prix très difficile à ignorer, surtout depuis sa baisse.
La 5 Pro demande davantage, parfois environ moitié plus cher selon les offres et les packs. Ce supplément serait difficile à défendre s’il ne servait qu’à moderniser la fiche technique. Or il apporte une autonomie nettement supérieure, de meilleurs écrans, du stockage intégré, une photo plus détaillée, une meilleure dynamique, SuperNight, le suivi de sujet et un workflow plus actuel.
Le vrai tri se fait donc par fréquence d’usage. Pour filmer quelques souvenirs propres et stables, l’Action 4 suffit largement. Pour partir plusieurs jours, créer régulièrement du contenu ou éviter les limites qui agacent à la longue, la DJI Osmo Action 5 Pro justifie mieux son surcoût dès que la caméra devient un outil régulier. Elle n’écrase pas l’Action 4, mais elle demande moins de compromis.
La DJI Osmo Action 5 Pro prend l’avantage sans rendre l’Action 4 inutile
La DJI Osmo Action 4 reste une caméra très réussie : compacte, robuste, stable et désormais plus accessible. Pour un usage occasionnel, la DJI Osmo Action 4 demeure le choix rationnel quand le budget passe avant le confort prolongé, et elle ne donne pas l’impression d’un ancien modèle dépassé.
La DJI Osmo Action 5 Pro s’impose autrement. Elle gagne parce qu’elle simplifie les longues sorties : meilleure autonomie, écrans plus lisibles et stockage intégré réduisent les contraintes réelles, celles qu’on ressent quand on filme souvent, pas seulement quand on lit une fiche technique.
Notre verdict reste donc clair : la DJI Osmo Action 5 Pro est la meilleure caméra pour filmer plus longtemps et avec moins de friction. L’Action 4 est la bonne affaire ; la 5 Pro est celle qu’on garde plus volontiers allumée. C’est elle qui prend le dessus.








