Poser son regard sur ces quatre modèles revient à ouvrir une vitrine remplie de montres ambitieuses, chacune taillée pour les passionnés de sport connecté. La Coros Pace Pro, la Garmin Forerunner 265, la Suunto Race S et la Polar Vantage M3 jouent toutes la carte du haut de gamme accessible, avec un point commun qui saute aux yeux : leur écran AMOLED éclatant. Pourtant, sous la surface, les différences s’accumulent, et elles ne sont pas anecdotiques.
Certaines misent sur la légèreté et l’endurance, d’autres préfèrent pousser l’expérience connectée à son maximum. Là où l’une privilégie une approche intuitive, une autre s’appuie sur la puissance d’un écosystème bien rodé. Et c’est précisément dans ces nuances que se dessine la montre qui accompagnera réellement vos efforts, jour après jour, séance après séance. Alors, entre minimalisme pragmatique, sophistication visuelle, ou maîtrise logicielle, laquelle sortira du lot ? On a disséqué chaque aspect, comparé les ressentis et les usages, pour arriver à un verdict limpide.
Un style bien affirmé pour chaque montre

Dès qu’on les attache au poignet, une chose frappe : le caractère de chaque modèle se perçoit instantanément, tant par les matériaux que par les lignes.
La Suunto Race S impressionne par son allure premium, avec sa structure en acier inoxydable et ses boutons métalliques. Il s’en dégage une sensation de robustesse maîtrisée, presque artisanale. À l’inverse, la Coros Pace Pro choisit la voie de l’ultraléger, avec une conception en plastique mat, à peine 30 g sur la balance, et une couronne rotative discrète mais efficace. C’est un design sans fioritures, pensé pour la performance.
Entre ces deux extrêmes, la Garmin Forerunner 265 offre un compromis bien dosé : boîtier en polymère soigné, boutons en métal brossé, et un confort irréprochable même en usage prolongé. L’élégance est plus sobre, mais la finition reste impeccable. Quant à la Polar Vantage M3, elle se démarque subtilement par une lunette en acier qui lui donne un petit air citadin, sans pour autant trahir ses racines sportives.
Des écrans AMOLED lumineux mais aux personnalités contrastées

L’affichage, c’est souvent le coup de foudre ou le désenchantement. Sur ce point, pas de débat sur la qualité de l’image : les quatre montres proposent un écran AMOLED éclatant, lisible et agréable. Mais ce qui change tout, c’est la manière dont chacun de ces écrans se comporte sur le terrain.
La Garmin Forerunner 265 offre une réactivité exceptionnelle, même avec les doigts humides, un point essentiel quand on enchaîne les intervalles ou que la pluie s’invite à l’entraînement. Elle permet aussi de tout faire sans toucher l’écran, grâce à ses cinq boutons bien pensés.
La Coros Pace Pro a beaucoup gagné en fluidité grâce à une mise à jour récente : navigation souple, couronne bien calibrée, et une interface qui respire l’efficacité. Même constat pour la Polar Vantage M3, qui reste fluide, bien que son interface accuse un léger retard esthétique, en attente d’une refonte logicielle qui la mettrait au niveau des meilleures.
C’est la Suunto Race S qui accuse un peu de lenteur dans le défilement, notamment lors du changement rapide d’écrans. Rien de grave, mais une petite frustration pour les plus impatients.
Une expérience utilisateur à l’image de chaque marque
Ce qui différencie ces montres, ce n’est pas seulement leur look, mais surtout la logique qui sous-tend leur navigation. Garmin joue la carte de l’universalité avec une interface claire, fluide, et surtout très personnalisable. Tout y est structuré, sans surcharge.
Coros propose une interface ultra simplifiée, presque zen, qui va droit au but sans jamais perdre l’utilisateur. C’est efficace, rapide, sans effets inutiles. Suunto, fidèle à son ADN visuel, privilégie des graphismes soignés, même si cela entraîne parfois une légère inertie. Chez Polar, la navigation horizontale est originale et intuitive, mais gagnerait à évoluer pour éviter une sensation de redondance.
Des capteurs haut de gamme, mais un usage différencié

La technologie embarquée ne laisse pas place au hasard. Toutes les montres embarquent des capteurs de très haute qualité : GPS double fréquence, altimètre barométrique, oxymètre, cardio optique, accéléromètre, gyroscope… Mais ce sont les écosystèmes dans lesquels ces capteurs s’inscrivent qui font la différence.
Garmin tire parti de son ANT+ et de sa compatibilité avec de nombreux accessoires, notamment pour les cyclistes ou triathlètes. La connectivité entre montres, compteurs vélo ou capteurs de puissance est fluide, naturelle.
Coros n’est pas en reste, avec une approche encore en développement mais déjà prometteuse. L’écosystème s’ouvre petit à petit à d’autres appareils, même si l’intégration reste plus jeune.
Suunto et Polar se concentrent avant tout sur leurs propres univers logiciels. L’approche est plus fermée, moins interopérable avec d’autres marques, mais reste cohérente et stable.
Suivi santé : Garmin prend une longueur d’avance
Le sport ne se résume plus à des kilomètres ou des calories. Les données de récupération, de stress, de forme globale sont désormais au cœur des usages. Et sur ce point, la Garmin Forerunner 265 creuse un écart.
Grâce au Training Readiness, au Body Battery et au suivi HRV très complet, elle offre une lecture fine de l’état de forme, et des recommandations personnalisées qui font sens. C’est une montre qui observe, analyse, et agit en conséquence.
Coros propose des outils solides, avec un indice de forme pertinent et un suivi de la charge d’entraînement pointu. Moins de fioritures, mais des données fiables et faciles à interpréter.
Suunto s’inspire du modèle de Garmin avec son concept de “body resources”, une jauge simple et lisible qui reflète votre réserve d’énergie. Pas aussi détaillé, mais utile. Polar, fidèle à sa philosophie, reste centré sur le sommeil, avec une analyse fine des phases nocturnes et un indicateur “Nightly Recharge” qui vous aide à ajuster votre charge quotidienne.
Navigation et cartographie : un avantage aux challengers

Surprise dans ce duel : la Garmin Forerunner 265 ne propose pas de cartographie complète. La navigation se limite à un fil d’Ariane et à quelques repères, ce qui suffit en ville, mais devient vite frustrant en nature.
Les autres montres (Coros, Suunto, Polar) proposent toutes une cartographie en couleurs, lisible, avec chemins, reliefs et points de passage. Loin d’un GPS de voiture, mais parfait pour s’orienter lors d’une sortie longue ou d’une rando improvisée.
Coros promet l’ajout de noms de lieux sur ses cartes via une future mise à jour, ce qui pourrait lui donner un coup d’avance très prochainement.
Une autonomie sans rival pour Coros
C’est peut-être le point le plus spectaculaire du comparatif. *Avec 20 jours d’autonomie en usage standard et jusqu’à 38 heures en GPS, la Coros Pace Pro ridiculise la concurrence. Même avec un affichage toujours actif, elle tient presque deux semaines.
La Garmin Forerunner 265 atteint environ quinze jours sans GPS, mais fond rapidement en mode actif. Quant à la Suunto Race S et la Polar Vantage M3, elles plafonnent autour de 7 jours, avec une endurance GPS correcte mais sans étincelle.
Fonctions connectées : Garmin fait cavalier seul

Sur le terrain des fonctionnalités “smartwatch”, il n’y a pas match. La Garmin Forerunner 265 est la seule à proposer à la fois le paiement sans contact, le stockage musical compatible avec les grandes plateformes de streaming, et un véritable store d’applications.
Coros permet uniquement l’écoute de fichiers MP3 transférés manuellement, sans gestion directe depuis le smartphone. Suunto et Polar proposent un contrôle basique de la musique, mais rien de plus.
Garmin se distingue également par son environnement logiciel riche et son app store maison, Connect IQ, qui permet de personnaliser en profondeur l’interface et les fonctionnalités.
Conclusion : la Garmin Forerunner 265 prend l’avantage
Parmi ces quatre montres sportives ambitieuses, c’est la Garmin Forerunner 265 qui s’impose comme la plus complète, la plus intelligente, la plus connectée. Elle conjugue précision des données, richesse des capteurs, et une expérience utilisateur fluide, intuitive, terriblement efficace.
Elle est la seule à réunir les outils de performance avancés, les fonctions connectées modernes, une compatibilité multi-appareils, et une vraie logique de bien-être. Même si son autonomie reste en retrait face à Coros, tout le reste est à un niveau supérieur, sans compromis.
La Coros Pace Pro séduit par son autonomie exceptionnelle, sa légèreté, et une interface sans détour. C’est la montre de ceux qui veulent aller à l’essentiel, sans distraction, avec rigueur. La Suunto Race S charme par son allure raffinée et sa cartographie complète, tandis que la Polar Vantage M3 reste fidèle à une approche douce, orientée récupération.
Mais aucune ne parvient à équilibrer aussi finement technologie, sport et connectivité que Garmin. C’est la montre que l’on porte, que l’on consulte, que l’on suit. Celle qui ne fait pas seulement partie de l’équipement, mais qui devient un partenaire. Et en 2025, c’est exactement ce que l’on attend d’une vraie montre de sport connectée.




