Certaines comparaisons paraissent simples au premier abord, et pourtant, elles révèlent des nuances inattendues dès qu’on creuse un peu. C’est exactement ce qui se joue entre la Garmin Forerunner 255 et la Forerunner 165, deux montres sportives à première vue bien distinctes : l’une plus ancienne, l’autre plus récente ; l’une taillée pour l’endurance et la diversité des sports, l’autre pensée pour la course à pied et le suivi santé simplifié. Pourtant, leurs territoires se chevauchent, leurs usages se rapprochent, et le choix devient tout sauf évident.
Ce qui différencie ces deux modèles ne tient pas seulement à une fiche technique ou à une date de sortie. Cela touche au confort d’utilisation, aux priorités d’entraînement, à l’ergonomie en pleine séance ou au quotidien. À travers ce comparatif, on explore deux visions de la montre de sport en 2025 : celle du perfectionnement et celle de l’essentiel. Et selon le profil de sportif que l’on est ou que l’on devient, le choix ne sera pas le même.
Deux designs contrastés, deux philosophies d’affichage

Impossible de les confondre une fois au poignet. La Forerunner 165 adopte un écran AMOLED tactile lumineux, coloré et fluide, qui transforme la navigation en expérience visuelle plaisante. Les menus s’animent, les icônes brillent, et l’ensemble donne une vraie impression de modernité.
En face, la Forerunner 255 reste fidèle à un écran MIP, moins éclatant mais pensé pour la lisibilité constante, même en plein soleil ou en économie d’énergie. Moins sexy, certes, mais plus pratique pour les longues courses et l’autonomie.
Deux formats sont proposés pour la 255 (41 et 46 mm), permettant une adaptation plus fine à la morphologie de chacun. La 165, avec son unique boîtier de 43 mm, cherche l’équilibre mais laisse moins de choix.
Autonomie : le pragmatisme au service de l’endurance
Sur le papier, l’écran AMOLED de la Forerunner 165 pourrait faire craindre une autonomie en berne. Et pourtant, elle atteint jusqu’à 11 jours en mode montre et 19 heures en GPS, ce qui reste très correct pour une montre connectée moderne.
Mais la Forerunner 255 garde l’avantage grâce à sa technologie d’affichage plus sobre. Jusqu’à 14 jours d’autonomie en usage standard, et jusqu’à 30 heures avec le GPS activé. Pour les coureurs assidus, les triathlètes ou ceux qui oublient souvent de recharger, ce confort supplémentaire fait toute la différence.
Dans la pratique, cela signifie plus de liberté, moins de contraintes. Un vrai point fort pour les longues semaines d’entraînement.
Sport et activité : la 255 élargit le champ des possibles

Le cœur de cette comparaison se trouve ici. La Forerunner 255 s’adresse aux sportifs polyvalents, avec une panoplie impressionnante de profils d’activité : course, vélo, trail, natation, triathlon, musculation, HIIT, ski… rien ne lui échappe. C’est une montre multisport complète, qui s’adapte à un quotidien varié.
La 165, plus ciblée, couvre l’essentiel : course à pied, cyclisme, marche, natation, yoga, cardio. C’est suffisant pour un usage classique ou orienté running, mais l’absence de profils avancés se fait sentir dès que l’on sort des sentiers battus.
Les deux modèles intègrent l’altimètre, le suivi du sommeil, la SpO2, le capteur de fréquence cardiaque et la puce GPS. Mais seule la 255 propose un GPS multi-bande, nettement plus précis dans les zones difficiles (forêt dense, canyon urbain). Pour les passionnés de trail ou les urbains exigeants, c’est un vrai atout.
Entraînement : la profondeur contre la simplicité
La différence de philosophie s’illustre particulièrement dans les outils d’entraînement. La Forerunner 255 embarque des métriques de suivi avancées : statut et charge d’entraînement, VO2 max, dynamique de course, suggestions basées sur la récupération, gestion de l’effort. C’est une montre pensée pour progresser, se structurer, éviter la surcharge.
La 165 va à l’essentiel : suggestions quotidiennes, suivi du stress, état de récupération, charge cardio. C’est déjà très complet pour un coureur débutant ou intermédiaire, mais la profondeur d’analyse reste plus limitée.
On sent ici que la 165 ne cherche pas à noyer l’utilisateur sous les données, mais à l’accompagner simplement. Là où la 255 se transforme en véritable coach numérique, la 165 joue la carte de l’accessibilité.
Précision GPS : quelques mètres qui comptent

Dans un monde idéal, toutes les montres seraient capables de suivre une trajectoire au mètre près. Dans la réalité, la puce multi-bande de la Forerunner 255 fait la différence. Les écarts sont minimes sur un parcours simple, mais dans les environnements complexes, elle colle mieux à la réalité du terrain.
La Forerunner 165 se défend très bien, avec un GPS précis, rapide à accrocher, stable sur la majorité des séances. Mais sur des entraînements techniques, ou quand on veut vraiment analyser ses courbes, la 255 garde une longueur d’avance.
Expérience utilisateur : confort tactile contre robustesse éprouvée
Dès qu’on parle de menus, de widgets, de navigation quotidienne, la Forerunner 165 prend une petite revanche. Son écran tactile change tout. On consulte ses statistiques d’un glissement de doigt, on change de musique en un tap, on personnalise facilement son cadran. Le confort d’utilisation est indéniable.
La Forerunner 255 repose uniquement sur ses cinq boutons physiques, fidèles à la tradition Garmin. Moins intuitifs pour les néophytes, mais fiables en toutes circonstances, même avec des gants ou sous la pluie.
Les fonctions connectées sont équivalentes : Garmin Pay, notifications, widgets météo, calendrier, synchronisation avec Garmin Connect. Pas de micro ni de haut-parleur sur l’un comme sur l’autre. On reste dans l’univers des montres sportives, sans concessions à la smartwatch.
Pour qui, au juste ?

Il ne s’agit pas de savoir quelle montre est la “meilleure” objectivement, mais laquelle correspond le mieux au profil de chacun.
La Forerunner 165 s’adresse aux coureurs qui veulent un outil simple, moderne, joli et efficace, sans chercher à analyser chaque paramètre d’une séance ou à diversifier les sports. Elle offre une expérience agréable, sans surcharge.
La Forerunner 255 s’adresse aux sportifs qui veulent aller plus loin. Suivi multi-activités, précision GPS, autonomie accrue, outils d’entraînement poussés : elle accompagne ceux qui structurent leur pratique, planifient leurs objectifs ou sortent régulièrement des sentiers battus.
Conclusion : la Garmin Forerunner 255 reste la référence pour les coureurs engagés
Même deux ans après sa sortie, la Garmin Forerunner 255 tient toujours son rang. Grâce à sa précision GPS redoutable, son autonomie supérieure, son suivi multisport étendu et ses métriques d’entraînement avancées, elle continue d’offrir un rapport fonctionnalités/prix redoutable pour les coureurs et les triathlètes exigeants.
Face à elle, la Forerunner 165 propose une alternative plus légère, plus tactile, plus accessible. Elle séduit par sa simplicité, son design moderne et son confort d’usage. Elle n’a pas vocation à la remplacer, mais à répondre à un autre besoin : celui d’une montre running efficace, sans complexité inutile.
Pour un usage polyvalent, structuré, et une progression sur le long terme, la Forerunner 255 reste incontournable. Un classique qui mérite encore largement sa place au poignet des sportifs en 2025.


