Il suffit parfois d’un détail pour transformer une bonne montre en une montre indispensable. Un écran plus lumineux, une navigation mieux pensée, une interface plus fluide… Autant de petits changements qui, mis bout à bout, peuvent faire une vraie différence dans le quotidien. C’est exactement ce que Xiaomi tente avec la Watch S4. En reprenant la base solide de la S3, le constructeur propose une version plus affinée, plus mature, sans chercher à tout bouleverser.
Mais est-ce suffisant pour justifier le passage d’un modèle à l’autre ? La réponse ne saute pas aux yeux, car les différences sont moins visibles que sur une fiche technique. C’est à l’usage que tout se joue. Écran, autonomie, navigation, capteurs : on a pris le temps de tout observer, de tout tester, pour comprendre si la S4 justifie vraiment sa place au poignet des habitués… ou si elle s’adresse uniquement aux nouveaux venus. Verdict, en immersion dans ce duel entre continuité et finesse.
Écran : une clarté qui change tout

À première vue, aucun bouleversement. La diagonale reste à 1,43 pouces, la technologie AMOLED toujours au rendez-vous, et la définition reste inchangée. Pourtant, une fois dehors, la différence devient flagrante. La Watch S4 affiche une luminosité maximale de 2200 nits, contre 600 sur la S3, et cela change totalement l’expérience.
Même en plein soleil, les informations restent parfaitement visibles, les couleurs ne délavent pas, et les contrastes conservent leur intensité. La Watch S3, elle, obligeait parfois à trouver le bon angle ou à couvrir l’écran avec la main pour lire une notification. Cette amélioration à elle seule transforme l’utilisation quotidienne, surtout pour les sportifs ou les utilisateurs qui passent du temps à l’extérieur.
Navigation : une interaction repensée
L’un des reproches fréquents faits à la S3 concernait la navigation. Deux boutons peu réactifs, une interaction tactile correcte mais sans plus, et une ergonomie parfois approximative. La Watch S4 apporte une solution élégante avec une couronne rotative.
Cette molette devient vite indispensable. Scroller dans les menus devient plus fluide, le contrôle du volume ou le zoom dans une carte s’opèrent sans effort. Elle introduit une dimension physique à la navigation qui manquait clairement à la génération précédente. En complément, le second bouton permet toujours d’accéder rapidement à une fonction personnalisée. C’est sobre, efficace, et ça rend la montre bien plus agréable à utiliser au quotidien.
Personnalisation : toujours présente, mais plus maligne

Xiaomi garde l’une de ses idées les plus intéressantes : la lunette amovible. Un petit ajout esthétique qui permet de personnaliser l’allure de la montre sans changer de modèle. Sur la S4, le système est revu avec un verrouillage plus fiable, et surtout une alerte lorsque la lunette commence à se desserrer.
C’est typiquement le genre de détail discret mais pertinent. Ce n’est pas une fonctionnalité révolutionnaire, mais c’est une attention qui montre un souci de fiabilité sur le long terme. Cela contribue aussi à cette impression globale d’un produit mieux abouti, plus mature.
Dimensions et design : la continuité au service du confort
Pas de surprise ici : les deux modèles partagent le même gabarit. Même diamètre, même épaisseur, même poids à un demi-gramme près. Et c’est plutôt une bonne nouvelle.
La montre reste discrète malgré son écran large, confortable sur tous types de poignets, et bien équilibrée. Elle tient bien pendant le sport, se glisse sans gêne sous une chemise, et son design neutre s’adapte à tous les styles. Xiaomi ne révolutionne rien ici, et il n’y avait pas besoin de le faire. La base était déjà très solide.
Connectivité : une génération d’avance
En passant au Bluetooth 5.3, la S4 gagne en stabilité de connexion. Les différences sont subtiles, mais bien réelles : les appairages sont plus rapides, les pertes de signal plus rares, et la gestion multi-appareils semble un peu plus fluide.
Cela se traduit aussi par une synchronisation des données légèrement plus rapide avec le smartphone. Ce n’est pas le genre de détail qui justifie un achat à lui seul, mais ajouté aux autres améliorations, ça renforce encore l’impression d’un produit affiné dans ses moindres aspects.
Autonomie : le statu quo, mais aucun regret

Aucune évolution sur ce point. La Watch S4 revendique toujours 15 jours d’autonomie en usage normal, et autour de cinq jours en activant l’écran permanent. Identique à la S3.
Ceux qui espéraient une avancée risquent d’être déçus. Mais pour les autres, c’est un non-sujet. L’autonomie reste excellente, largement au-dessus de la moyenne du marché. Et surtout, elle est constante, quel que soit le niveau de sollicitation. La montre tient ses promesses, sans mauvaise surprise.
Capteurs santé : même arsenal, meilleures données
Sur le papier, aucune nouveauté. Fréquence cardiaque, saturation en oxygène, stress, sommeil, activité physique : tout y est. Mais les algorithmes de traitement ont été retravaillés, et la différence se sent.
Les mesures sont plus stables, moins sujettes à des pics incohérents, surtout pendant l’effort ou les nuits agitées. Le suivi du sommeil, notamment, gagne en précision dans la détection des cycles. Ce ne sont pas des changements spectaculaires, mais c’est une vraie montée en fiabilité, ce qui compte beaucoup dans une montre orientée bien-être.
GPS et suivi sportif : toujours au rendez-vous
Pas de nouveauté côté matériel, mais la puce GNSS intégrée continue de faire un excellent travail. L’accroche satellite est rapide, la précision au mètre est conservée, et l’utilisation en autonomie complète reste fluide, même sans téléphone.
C’est un point rassurant pour ceux qui partent courir sans leur smartphone, ou qui veulent un tracking précis en randonnée. Là encore, Xiaomi ne réinvente rien, mais conserve un haut niveau de qualité.
Interface : plus réactive, plus fluide
Le système d’exploitation reste maison, mais il a gagné en fluidité, en réactivité, et en cohérence visuelle. Les transitions sont plus naturelles, le tactile répond mieux, et les applications s’ouvrent plus vite.
C’est le genre de détail qu’on oublie vite… jusqu’au moment où on retourne sur un modèle plus ancien. Là, on sent immédiatement que la Watch S4 est plus fluide, plus moderne, plus agréable à piloter au doigt.
Look général : une montre qu’on assume au quotidien

Entre ses cadrans variés, son design discret, et ses multiples bracelets disponibles, la montre conserve une identité sobre, mais flexible. Pas de gimmick inutile, pas de surenchère visuelle. Elle passe partout, mais reste soignée. Une montre connectée, oui, mais avec le bon équilibre entre sportivité et élégance.
Conclusion : la Xiaomi Watch S4 surclasse la S3 par sa cohérence
La Watch S4 n’est pas une révolution. Mais c’est une version plus mature, plus fluide, plus agréable à utiliser au quotidien. Chaque amélioration — écran ultra lumineux, couronne rotative, capteurs plus précis, Bluetooth plus stable — semble mineure prise isolément. Mais mises ensemble, elles créent une montre plus confortable, plus lisible, et plus cohérente.
Pour ceux qui possèdent déjà la S3, le saut n’est pas indispensable. Mais pour ceux qui cherchent à améliorer leur expérience sans changer de marque, la S4 a tout ce qu’il faut pour convaincre. Elle conserve ce qui faisait la force de son aînée, et gomme ses petites faiblesses avec finesse.
Si c’est ta première montre connectée Xiaomi, le choix est clair : la Watch S4 est le modèle qu’il faut prendre. Elle offre un rapport expérience-prix remarquable, et elle coche toutes les cases de ce qu’on attend d’une montre moderne en 2024. Fiable, endurante, intuitive. Un vrai compagnon du quotidien.


