Deux robots aspirateurs laveurs, deux promesses assez proches, mais pas la même façon de simplifier le ménage. Dans cette gamme, on ne choisit plus seulement un appareil qui aspire les miettes : on choisit aussi le niveau d’entretien qu’on accepte encore de faire soi-même.
Le Roborock Q10 S5+ mise d’abord sur la puissance, les tapis et les réglages fins. Le Xiaomi Robot Vacuum X20+, lui, pousse plus loin la partie lavage avec une station bien plus complète. Entre le Roborock Q10 S5+ et le Xiaomi Robot Vacuum X20+, la vraie différence se joue moins dans la fiche technique que dans les corvées restantes.
Aspiration et tapis : le Roborock garde clairement plus de mordant
Dès qu’on parle d’aspiration pure, l’écart est assez net. Le Roborock monte à 10 000 Pa, contre 6 000 Pa pour le Xiaomi, et cette différence devient surtout visible sur les tapis, les poils et les poussières plus incrustées. Le Roborock Q10 S5+ a plus de réserve quand le sol demande autre chose qu’un simple passage d’entretien.
La brosse principale JawScrapers et la brosse latérale anti-enchevêtrement vont dans le même sens : limiter les cheveux coincés et garder une aspiration plus stable dans le temps. Ce n’est pas le détail le plus spectaculaire à lire, mais dans une maison avec animaux ou cheveux longs, c’est souvent là que les robots finissent par agacer.
Le Xiaomi n’est pas faible pour autant. Sur carrelage, parquet stratifié ou sols durs entretenus régulièrement, il aspire correctement et reste largement crédible pour les saletés ordinaires. Le Xiaomi Robot Vacuum X20+ suffit très bien aux sols durs quand les cycles sont lancés assez souvent.
Là où le Roborock paraît plus rassurant, c’est sur les fibres. Il détecte les zones textiles et augmente automatiquement sa puissance, ce qui évite de tout régler à la main à chaque fois. Sur tapis, l’augmentation automatique de puissance donne au Roborock un avantage concret et facile à percevoir.
Reste une conséquence logique : plus de puissance veut souvent dire une présence sonore plus marquée lorsque le mode fort est utilisé. Rien d’étonnant, mais il faut le garder en tête. Pour un intérieur avec plusieurs tapis, des poils d’animaux ou des miettes bien installées, le Roborock part avec une avance claire.
Lavage des sols : Xiaomi transforme la serpillière en vraie routine
Le lavage raconte une autre histoire. Le Roborock utilise une serpillière vibrante VibraRise 2.0, plus intéressante qu’un chiffon simplement traîné derrière le robot. Sur une trace légère, de la poussière fine ou un sol déjà bien suivi, il fait le travail sans donner l’impression d’être là uniquement pour décorer la fiche produit.
Mais il garde une logique assez classique : il faut encore s’occuper de la mopette, la retirer, la nettoyer ou la remplacer selon l’usage. Le Roborock Q10 S5+ lave correctement, mais il laisse encore une vraie part d’entretien manuel. Pour un lavage occasionnel, ce n’est pas forcément gênant. Pour un usage fréquent, cela se remarque vite.
Le Xiaomi prend une direction plus automatisée. Ses deux patins rotatifs tournent à 180 tr/min, puis retournent à la station pour être lavés et séchés. Le Xiaomi Robot Vacuum X20+ évite de promener trop longtemps des patins sales d’une pièce à l’autre. C’est moins visible qu’un chiffre de puissance, mais beaucoup plus parlant au quotidien.
Sur les tapis, les deux savent relever leur système de lavage. Le Xiaomi annonce un relevage jusqu’à 7 mm, avec les limites habituelles sur les tapis plus épais. Le relevage automatique protège surtout les tapis fins, pas les grosses moquettes qui demandent encore de la prudence.
Au fond, le Roborock lave comme un excellent aspirateur auquel on a ajouté une fonction serpillière sérieuse. Le Xiaomi donne davantage l’impression inverse : un robot pensé pour aspirer et laver régulièrement, avec moins de manipulations autour de l’eau. Pour utiliser le lavage plusieurs fois par semaine, la station du Xiaomi change beaucoup plus l’expérience que sa puissance d’aspiration.
Station et entretien : l’écart se creuse dans les gestes qu’on ne fait plus
La station du Roborock a un vrai intérêt : elle vide automatiquement la poussière dans le RockDock Plus, avec jusqu’à 7 semaines annoncées sans vider le sac. Pour quelqu’un qui veut surtout éviter de toucher au bac à poussière après chaque passage, c’est déjà un confort appréciable. Le Roborock Q10 S5+ supprime surtout la corvée du bac à poussière, pas celle de la serpillière.
La base du Xiaomi va plus loin. Elle vide la poussière, lave les patins, les sèche à l’air, intègre un réservoir d’eau propre de 4 L, un bac d’eau sale et un plateau amovible. Le Xiaomi Robot Vacuum X20+ automatise l’entretien humide autant que l’entretien sec, ce qui change la fréquence des interventions. C’est le point qui le rend plus moderne à l’usage.
En contrepartie, cette station prend de la place. Avec ses 58,6 x 42,7 x 34 cm, elle ne disparaît pas facilement dans un coin étroit. Le Roborock reste plus simple à loger, plus discret, et moins envahissant dans un petit appartement. La station Xiaomi rend davantage service, mais elle impose aussi une présence physique beaucoup plus difficile à ignorer.
Ce choix dépend donc de la maison. Dans un espace réduit, une base compacte peut valoir plus qu’un système complet. Dans un logement où le lavage est utilisé souvent, la station tout-en-un justifie mieux son encombrement. Le Roborock simplifie le ménage ; le Xiaomi réduit davantage les manipulations.
Navigation et réglages : Roborock donne plus de contrôle, Xiaomi va plus droit au but
Les deux robots savent cartographier une maison proprement. Le Roborock s’appuie sur la navigation PreciSense LiDAR et peut mémoriser jusqu’à 4 cartes, ce qui le rend pratique dans une maison à étages ou un logement découpé en zones bien distinctes. Le Roborock Q10 S5+ convient mieux aux utilisateurs qui veulent affiner les cartes et les zones pièce par pièce.
Son application donne aussi accès à des réglages plus poussés : choix des pièces, horaires, modes, nettoyage temporaire, sens de passage selon le sol ou encore charge en heures creuses. Ces options ne sont pas indispensables à tout le monde, mais elles font la différence quand on aime ajuster précisément le comportement du robot.
Le Xiaomi reste plus direct. Sa navigation LDS avec scan à 360° crée rapidement une carte, planifie les trajets, gère les cartes multi-étages et reprend le nettoyage après recharge. Son système S-Cross à lumière structurée aide aussi à détecter certains obstacles bas, même lorsque la lumière n’est pas idéale. Le Xiaomi Robot Vacuum X20+ privilégie une expérience plus simple, plus lisible et moins intimidante.
Aucun des deux ne dispense totalement de ranger. Un câble oublié, une chaussette ou un petit jouet peuvent encore poser problème, surtout dans une vraie pièce de vie. Même avec LiDAR et évitement d’obstacles, ces robots restent plus efficaces dans un intérieur un minimum préparé.
La différence tient donc au tempérament. Roborock parle davantage aux personnes qui veulent tout paramétrer. Xiaomi rassure celles qui veulent lancer un nettoyage sans passer dix minutes dans les menus. Les deux sont intelligents, mais pas pour le même type d’utilisateur.
Autonomie, encombrement et valeur d’usage : le bon choix dépend de ce qu’on veut déléguer
Même batterie de 5 200 mAh, mais autonomie annoncée légèrement différente : jusqu’à 150 minutes pour le Roborock, jusqu’à 140 minutes pour le Xiaomi. Dans la pratique, les modes choisis changent beaucoup la donne. Aspiration maximale, lavage, passages répétés : tout cela réduit forcément l’endurance réelle. Le Roborock Q10 S5+ garde un petit avantage annoncé, mais l’autonomie dépend surtout du programme utilisé.
Les dimensions du robot lui-même restent proches. Le Xiaomi mesure 35 x 35 x 9,7 cm, tandis que le Roborock tourne autour de 35,3 x 35,3 x 9,9 cm. Sous certains meubles bas, quelques millimètres peuvent compter, mais aucun des deux ne change radicalement de catégorie. La vraie différence d’encombrement vient plutôt de la station.
La question du prix mérite d’être lue avec prudence, car les promotions bougent souvent. La tendance reste cependant assez claire : le Roborock descend plus facilement dans une zone agressive, tandis que le Xiaomi se défend par sa station plus complète. Le Roborock Q10 S5+ offre le rapport puissance-prix le plus intéressant quand l’aspiration reste la priorité.
À l’inverse, payer davantage pour le Xiaomi se comprend mieux quand le lavage fait partie de la routine. Sa station remplace plusieurs gestes manuels : laver les patins, les faire sécher, gérer plus confortablement l’eau. Le Xiaomi Robot Vacuum X20+ justifie son supplément si l’objectif est de déléguer aussi le nettoyage humide.
Le choix n’est donc pas seulement financier. Il oppose un robot plus costaud en aspiration à un ensemble plus complet pour le nettoyage mixte. Pour les tapis et les poils, le Roborock paraît plus rationnel ; pour la serpillière régulière, le Xiaomi devient plus convaincant.
Verdict : le Xiaomi s’impose, mais pas pour les raisons les plus voyantes
Le Roborock Q10 S5+ garde de vrais arguments. Il aspire plus fort, gère mieux les tapis, propose une application très complète et prend moins de place avec sa station. Pour une maison centrée sur l’aspiration, les poils et les tapis, le Roborock reste le choix le plus musclé.
Le Xiaomi Robot Vacuum X20+ gagne pourtant sur l’usage global. Sa puissance d’aspiration est moins impressionnante, mais son lavage par patins rotatifs, sa station tout-en-un, le lavage automatique et le séchage des patins réduisent plus nettement les gestes à faire soi-même. Le Xiaomi transforme davantage le nettoyage humide en routine automatique réellement supportable.
Nous choisirions donc le Xiaomi Robot Vacuum X20+. Pas parce qu’il domine partout, mais parce qu’il enlève plus de petites corvées au fil de la semaine. Le Roborock aspire mieux, le Xiaomi simplifie mieux la vie. C’est ce dernier point qui pèse le plus.







