Tu hésites entre le Roborock Qrevo S5V et le Roborock Qrevo Edge S5A ? Le piège, ici, c’est qu’ils se ressemblent assez pour compliquer le choix, mais pas assez pour être interchangeables.
Les deux promettent de gérer l’aspiration, le lavage, le retour à la station et une bonne partie de l’entretien sans te coller une corvée de plus. Pourtant, entre le Roborock Qrevo S5V et le Roborock Qrevo Edge S5A, le vrai écart se joue dans les détails qui reviennent chaque semaine.
Le premier paraît plus raisonnable, plus simple à recommander. Le second pousse plus fort sur la puissance, l’hygiène et le confort de station. Et c’est justement ce mélange qui rend la comparaison intéressante.
Aspiration et poils : le Edge S5A prend l’avantage quand le sol résiste
La différence de puissance saute vite aux yeux : le Qrevo S5V annonce 12 000 Pa, un niveau déjà très solide pour les miettes, la poussière fine, les cheveux et l’entretien de tous les jours. Dans un appartement avec sols durs, il ne donne pas l’impression de travailler à moitié. Mais les 18 500 Pa du Edge S5A apportent une réserve plus nette quand les débris s’accrochent aux tapis ou se logent dans des rainures.
Dans la vie courante, le modèle le plus simple s’en sort très bien. Il aspire proprement sur carrelage, parquet et sols durs classiques, sans multiplier les passages inutiles. La limite apparaît surtout lorsque les saletés deviennent plus lourdes ou plus incrustées. Là, la version la plus puissante donne moins cette sensation de devoir insister pour récupérer ce qui traîne vraiment.
Les deux robots utilisent une brosse DuoDivide, pensée pour limiter les cheveux qui s’enroulent autour du rouleau. Pour un foyer avec animaux ou cheveux longs, c’est un vrai soulagement : le système DuoDivide réduit clairement les séances de nettoyage manuel sous le robot, même si aucun aspirateur ne rend totalement ces gestes inexistants.
Le S5V reste donc très recommandable, surtout pour un usage quotidien classique. Simplement, le Edge S5A garde plus de marge. Entre les tapis, les poils, les miettes plus lourdes et les zones un peu difficiles, son aspiration plus forte le rend plus convaincant dans les logements exigeants. Pas besoin d’en faire trop : sur ce point précis, il est devant.
Lavage des sols : le S5V entretient bien, le Edge S5A rassure davantage
Pour le lavage, le Qrevo S5V part déjà avec une base sérieuse. Ses deux serpillières rotatives, sa rotation jusqu’à 200 tr/min, son relevage de 10 mm et ses 30 niveaux de débit d’eau forment un ensemble cohérent. Dans une cuisine après le petit-déjeuner ou une entrée poussiéreuse, le S5V suffit largement pour maintenir un sol propre sans détremper la pièce.
Ce réglage fin de l’eau compte plus qu’il n’y paraît. Sur parquet, on peut calmer le débit ; sur carrelage, le pousser davantage. Le robot garde ainsi un comportement assez prévisible, ce qui évite les mauvaises surprises. Les 30 niveaux d’eau donnent au S5V une vraie souplesse d’usage, surtout si ton logement mélange plusieurs types de sols.
Le Edge S5A change surtout la perception de l’hygiène. Sa station lave les serpillières à l’eau chaude à 75 °C et peut relancer un relavage selon la saleté détectée. Ce n’est pas juste une coquetterie technique : le lavage à 75 °C du Edge S5A inspire davantage confiance après une cuisine collante, des traces de pattes ou une zone vraiment sale.
La serpillière FlexiArm du S5V reste un très bon point. Elle s’étend pour mieux atteindre les bords, les coins concaves et les pieds de meubles. Mais le relavage automatique du Edge S5A rend l’ensemble plus abouti quand on veut réduire au maximum les traces laissées par les passages difficiles. Pour un simple entretien, le S5V suffit. Pour une sensation de sol plus propre, le Edge S5A marque des points.
Station et entretien : moins tu touches au robot, plus le Edge S5A devient logique
C’est souvent la station qui transforme un bon robot en appareil vraiment agréable à vivre. Le Qrevo S5V propose déjà le vidage automatique, le lavage automatique des serpillières, le remplissage du réservoir, le séchage à l’air chaud et une base détachable. Avec son sac de 2,7 litres et jusqu’à 7 semaines sans vidage manuel, le S5V réduit très nettement les gestes répétitifs autour du robot.
Il reste évidemment quelques tâches : remplir l’eau propre, vider l’eau sale, remplacer le sac, nettoyer la base de temps en temps. Mais l’ensemble garde une logique confortable. On lance un nettoyage, le robot revient à sa station, se vide, se rince et repart selon les besoins. La station multifonction du S5V évite l’effet robot autonome seulement en théorie, celui qui finit par réclamer trop d’attention.
Le Edge S5A reprend cette promesse, puis l’améliore avec son lavage à l’eau chaude et son séchage à 45 °C. Pour les serpillières, c’est important : une station qui sèche mieux limite les odeurs et donne une impression plus saine au fil des jours. Et comme les deux bases sont détachables, l’entretien reste accessible. Le Edge S5A rassure davantage sur l’hygiène de la station après plusieurs lavages rapprochés, surtout dans une maison qui vit beaucoup.
Navigation et application : deux robots fiables, un Edge S5A plus moderne
La navigation ne crée pas un énorme écart. Le Qrevo S5V utilise le LiDAR PreciSense, avec cartographie détaillée, itinéraires organisés, suggestions de zones interdites et détection des endroits où il risque de se coincer. Dans les trajets du quotidien, le S5V se montre déjà assez méthodique pour qu’on arrête vite de le surveiller.
Le Edge S5A suit la même logique avec le LiDAR PreciSense et Reactive Tech. Il détecte les obstacles courants, organise ses passages et conserve une navigation fiable. La différence se glisse plutôt dans l’écosystème et les fonctions annexes. La compatibilité Matter annoncée sur le Edge S5A le rend plus intéressant pour une maison connectée évolutive, même si tout le monde n’en aura pas besoin.
L’application Roborock reste riche dans les deux cas : routines, pièces, zones interdites, tapis, passages ciblés, SmartPlan, nettoyage temporaire. Le Edge S5A ajoute aussi un affichage de progression du nettoyage en temps réel, pratique pour suivre une session sans deviner où il en est. Le S5V paraît rarement dépassé, mais le Edge S5A garde une petite avance logicielle. C’est serré, pas décisif pour tout le monde, mais réel.
Format, hauteur et passage sous les meubles : le S5V gagne quelques millimètres utiles
Quelques millimètres peuvent paraître anecdotiques, jusqu’au moment où le robot refuse de passer sous un meuble. Le Qrevo S5V mesure 350 x 353 x 96,5 mm, contre 352 x 352 x 97,9 mm pour le Edge S5A. L’écart est faible, mais la hauteur de 96,5 mm donne au S5V un minuscule avantage sous certains meubles bas. Si ton canapé est vraiment trop bas, aucun miracle. Si tout se joue à peu, le S5V peut passer.
Le reste est très proche. Les deux robots embarquent une batterie de 5 200 mAh et annoncent un franchissement jusqu’à 2 cm. Ils conviennent donc aux seuils domestiques classiques, sans viser les obstacles très hauts. Côté station, il faut prévoir un vrai emplacement, surtout avec le format multifonction complet. La batterie identique empêche l’autonomie de devenir un vrai critère de séparation, tandis que l’encombrement demande surtout de vérifier la place disponible chez toi.
Rapport équipement-confort : le S5V reste malin, le Edge S5A justifie son supplément
Le Qrevo S5V a un argument très fort : il fait déjà presque tout ce qu’on attend d’un robot aspirateur laveur moderne. Station multifonction, aspiration solide, DuoDivide, FlexiArm, LiDAR, Reactive Tech, serpillières rotatives, séchage à l’air chaud… Rien ne donne l’impression d’un modèle sacrifié. Le S5V conserve l’essentiel sans imposer le supplément confort du Edge S5A, ce qui le rend très facile à défendre.
Le Edge S5A répond avec des améliorations concrètes, pas seulement une finition plus flatteuse. Sa puissance de 18 500 Pa, son lavage à l’eau chaude à 75 °C, son relavage selon la saleté et sa compatibilité Matter annoncée donnent une vraie cohérence à son positionnement. Le supplément du Edge S5A se comprend surtout avec des tapis, des animaux et une cuisine souvent sollicitée, là où les petites différences se répètent tous les jours.
Le choix rationnel peut donc rester le S5V pour beaucoup de foyers. Il est complet, efficace, moins ambitieux mais bien équilibré. Le choix confort, lui, penche vers le Edge S5A. La version la plus avancée ne paraît pas seulement plus puissante, elle demande aussi moins de compromis quand on veut laisser le robot gérer une vraie semaine de saletés sans trop repasser derrière.
Le Roborock Qrevo Edge S5A s’impose, mais le S5V reste le choix raisonnable
Le Roborock Qrevo Edge S5A prend l’avantage global. Pas parce que le Qrevo S5V serait décevant : il est même très convaincant pour un foyer qui veut un robot complet, fiable, bien équipé et simple à vivre. Mais le Edge S5A creuse l’écart grâce à sa puissance supérieure, son lavage à l’eau chaude et sa station plus rassurante. Ces différences ne changent pas tout en une journée ; elles comptent surtout quand les tapis, les poils et les traces reviennent sans arrêt.
Le Qrevo S5V reste le choix le plus malin si tu veux garder une très bonne base sans viser le maximum de confort. Il aspire bien, lave correctement, se faufile légèrement mieux et limite déjà beaucoup l’entretien manuel. Mais pour choisir celui qu’on regrette le moins à long terme, le Roborock Qrevo Edge S5A donne plus de marge et demande moins d’efforts après les passages compliqués. C’est lui que je garderais.








