Tu lances ton robot pour éviter de ressortir l’aspirateur, pas pour surveiller son moindre mouvement. Et pourtant, entre un meuble trop bas, des poils qui restent près des plinthes et une mopa qu’il faut quand même rincer, les petites différences finissent par se voir.
C’est exactement ce qui rend le choix moins évident qu’il n’en a l’air : le Roomba 115 Combo et le Roomba 105 Combo visent la même corvée, mais pas avec le même niveau de marge. L’un paraît plus récent, plus nerveux, plus facile à placer. L’autre garde une base technique déjà solide.
La question n’est donc pas seulement de savoir lequel nettoie. Les deux savent aspirer, laver en appoint et cartographier un logement. Ce qui compte ici, c’est celui qui rend le quotidien plus simple sans demander trop de compromis.
Un format plus bas, et ça change vraiment les coins difficiles
Le détail qui saute vite aux yeux n’a rien de spectaculaire. Ce n’est pas une option cachée dans l’application, ni une promesse compliquée. C’est le gabarit. Le Roomba 115 est plus petit, plus léger et surtout nettement plus bas que le Roomba 105. Dans un logement réel, avec une table basse un peu trop proche du tapis et un canapé qui garde volontiers la poussière sous lui, ces quelques centimètres en moins deviennent une vraie différence d’usage.
Avec 7,89 cm de hauteur, la version la plus récente se glisse plus facilement sous certains meubles bas. Le Roomba 105, à 10,4 cm, reste tout à fait raisonnable, mais il a plus de chances de renoncer avant d’atteindre ces zones où les moutons de poussière s’installent tranquillement. Ce n’est pas une question de style : un robot plus bas nettoie simplement davantage d’endroits sans intervention humaine.
Le poids raconte la même histoire. À 2,15 kg, le Roomba 115 donne une impression plus légère, plus facile à déplacer si besoin, moins massive dans une pièce. Le Roomba 105 pèse 2,84 kg ; il conserve une présence plus classique, presque plus ancienne dans son approche. Rien de gênant au quotidien, mais le modèle le plus compact semble mieux taillé pour les appartements chargés et les espaces serrés.
Visuellement aussi, la différence compte. Un robot aspirateur reste posé au sol une bonne partie du temps, souvent visible près d’un mur ou de sa base. Le Roomba 115 se fait un peu plus discret, tandis que le 105 assume un format plus large. Ce n’est pas ce qui nettoiera les miettes, bien sûr, mais moins d’encombrement rend le robot plus simple à intégrer sans réorganiser la pièce.
Le Roomba 105 garde une construction sérieuse et une base simple à vivre. Il ne fait pas vieux produit dépassé. Mais si ton salon mélange meubles bas, pieds de chaise serrés et recoins un peu pénibles, l’avantage du Roomba 115 devient très concret. Il ne promet pas seulement d’être plus moderne ; il circule avec moins de contraintes.
Aspiration : le Roomba 115 a plus de réserve sous le capot
Ici, l’écart devient moins discret. Le Roomba 105 n’a rien d’un robot paresseux : il aspire les miettes, la poussière visible et les petits déchets courants avec une vraie cohérence. Son nettoyage en 4 phases, sa brosse multisurface, sa brosse latérale et sa mopa microfibre forment un ensemble déjà complet. Pour un entretien régulier sur sol dur, il reste largement capable de garder une maison propre entre deux grands nettoyages.
Le Roomba 115 arrive pourtant avec un chiffre qui pèse lourd : 15 000 Pa. En comparaison, le Roomba 105 est donné à 7 000 Pa selon plusieurs fiches marchandes. La puissance ne raconte pas tout, mais elle donne une marge. Sur des miettes un peu lourdes, de la poussière fine ou des poils qui s’accrochent au sol, l’aspiration plus élevée du 115 rassure immédiatement dans les zones qui se salissent vite.
Le plus intéressant, ce n’est pas forcément d’utiliser le niveau maximal à chaque passage. C’est de savoir que le robot peut monter plus haut quand la situation l’exige. Après un repas, près d’une litière, autour d’un tapis fin ou dans une entrée qui récupère tout ce qui vient de dehors, avoir davantage de puissance disponible évite cette impression de nettoyage seulement superficiel.
Le Roomba 105 reste pertinent si le sol est majoritairement dur, si les passages sont fréquents et si la saleté est assez légère. Il fait le travail sans donner l’impression de tricher. Mais dès que les poils d’animaux entrent dans l’équation, ou que les miettes se cachent le long des plinthes, le 115 paraît plus confortable. Le modèle récent ne se contente pas d’aspirer plus fort, il donne plus de marge quand le quotidien déborde.
Il faut quand même garder une nuance. Un robot aspirateur ne remplace pas toujours un aspirateur traîneau puissant dans les cas extrêmes. Le Roomba 115 prend l’avantage, oui, mais dans le cadre d’un entretien automatisé. Son intérêt vient de cette capacité à mieux gérer les petits dégâts répétés, pas de transformer le nettoyage en grand décapage.
Pour une maison avec animaux, enfants ou tapis fins, le choix devient assez clair. Le Roomba 105 peut suffire, surtout si on le lance souvent. Le Roomba 115, lui, paraît plus adapté aux sols qui ne restent jamais propres longtemps. Sa puissance supérieure lui donne un vrai supplément de crédibilité.
Lavage : même logique d’appoint, finition plus soignée sur le 115
Sur le lavage, il faut rester lucide. Aucun de ces deux robots ne remplace une serpillière passée avec énergie après une sauce renversée ou une tache vraiment collée. Leur rôle est plus modeste, mais utile : entretenir les sols durs, atténuer les traces de pas, récupérer la poussière légèrement humide et rendre une pièce plus nette sans sortir le seau.
Le Roomba 105 propose déjà une mopa microfibre, un débit contrôlé, le choix entre aspiration seule, lavage seul ou les deux, ainsi que le mode SmartScrub pour frotter plus intensément. Cette base suffit à beaucoup d’usages. Pour un sol dur entretenu régulièrement, le lavage du 105 apporte surtout une sensation de fraîcheur entre deux passages manuels.
Le Roomba 115 conserve cette même philosophie, mais il affine l’exécution. Sa mopa microfibre lavable, ses zones sans lavage, ses 3 niveaux d’eau ou de solution et sa mopa étendue donnent une impression plus aboutie. La différence n’est pas spectaculaire, pourtant la mopa étendue du 115 améliore la finition près des bords et des zones souvent oubliées.
Autour d’une entrée, d’une cuisine ou d’une gamelle, ce genre de détail finit par se voir. Une trace ne disparaît pas toujours parfaitement, mais le sol paraît plus homogène après le passage. Le Roomba 105 reste propre dans son approche ; le Roomba 115 semble simplement moins approximatif dans les limites de ce que peut faire un robot laveur d’appoint.
La gestion des tapis compte aussi. Les deux modèles savent éviter les zones où le lavage ne doit pas passer, ce qui évite les mauvaises surprises. Dans une pièce mêlant parquet, tapis et carrelage, la possibilité de combiner aspiration, lavage et zones interdites rend les deux robots beaucoup plus faciles à programmer.
Le vrai écart se joue donc dans la finition, pas dans la nature du lavage. Le Roomba 105 entretient correctement. Le Roomba 115 entretient avec un peu plus de précision. Pour quelqu’un qui veut surtout limiter les traces visibles au quotidien, le plus récent donne une impression de nettoyage mieux terminé, sans prétendre remplacer un vrai lavage manuel.
Navigation et application : deux robots bien guidés, mais le petit format aide
Bonne nouvelle pour le Roomba 105 : il n’avance pas au hasard. Le ClearView LiDAR lui permet de cartographier rapidement la maison, de nettoyer en lignes ordonnées et de se repérer même dans l’obscurité. Il peut gérer jusqu’à 3 cartes et se configure via le Wi-Fi 2,4 GHz. Pour un modèle plus accessible, cette navigation sérieuse évite les vieux comportements de robot qui cogne partout sans logique.
Le Roomba 115 reprend le ClearView LiDAR, avec un positionnement plus récent et un châssis plus compact. C’est là que l’association devient intéressante. Une bonne cartographie est une chose ; pouvoir réellement atteindre les zones prévues en est une autre. Le format plus petit permet au 115 d’exploiter plus facilement sa navigation dans les pièces encombrées.
L’application Roomba Home sert de centre de contrôle pour les deux modèles. Programmation, pièces ciblées, zones à éviter, estimation du temps, suivi du filtre, lancement depuis le téléphone ou par commande vocale : l’essentiel est là. Le Roomba 105 ne donne pas l’impression d’être limité côté logiciel, et c’est important pour son intérêt global.
Dans l’usage, les petites interventions rapides comptent beaucoup. Nettoyer toute une pièce n’est pas toujours nécessaire ; parfois, il suffit de cibler une zone précise après un repas ou une trace près de l’entrée. Avec leurs fonctions connectées, les deux robots permettent de passer d’une corvée générale à un nettoyage beaucoup plus ciblé.
Le Roomba 115 paraît toutefois plus naturel dans ces scénarios. Son encombrement réduit, sa puissance supérieure et sa navigation ordonnée créent un ensemble plus cohérent. On ne parle pas d’un robot radicalement plus intelligent, mais d’un modèle qui semble mieux utiliser ses qualités dans des intérieurs moins parfaits.
Le Roomba 105 garde donc un vrai mérite : il donne accès à une navigation moderne sans exiger de viser systématiquement le modèle le plus récent. Mais si l’appartement est chargé, si les couloirs sont étroits ou si les meubles laissent peu de place, le 115 transforme son petit gabarit en avantage pratique plutôt qu’en simple argument de fiche technique.
Au final, les deux sont faciles à piloter. La différence vient moins de l’application que de ce que le robot arrive à faire une fois lancé. Et sur ce point, le Roomba 115 semble plus fluide dans les situations imparfaites, celles qui ressemblent vraiment à un logement occupé.
Base AutoEmpty et entretien : le 115 demande moins souvent qu’on s’occupe de lui
La base AutoEmpty change le rapport au robot. Sans vidage automatique, il nettoie, mais il réclame vite un passage par la poubelle. Avec la base, les deux modèles deviennent plus confortables, surtout quand la poussière revient vite ou qu’un animal laisse des poils partout. Le vidage automatique évite la petite corvée répétitive qui finit souvent par agacer.
Le Roomba 105 avec base promet jusqu’à 75 jours de nettoyage autonome. Ses sacs AllergenLock piègent 99 % du pollen et des moisissures, ce qui limite aussi le contact direct avec la poussière. Pour un robot déjà bien équipé, c’est un vrai argument. La version AutoEmpty du 105 rend l’entretien beaucoup moins présent dans la routine.
Le Roomba 115 va plus loin avec une base AutoEmpty qui transfère les déchets dans un sac AllergenLock de 2,5 l et annonce jusqu’à 3 mois de tranquillité. L’écart avec les 75 jours du 105 n’est pas énorme au quotidien, mais il existe. Moins vider, moins vérifier, moins y penser : le 115 pousse l’autonomie un cran plus loin sans changer les gestes de base.
Il reste toutefois des limites très concrètes. La mopa doit toujours être lavée manuellement. Les filtres et les brosses demandent un remplacement tous les 3 à 6 mois. Autrement dit, la base ne transforme pas le robot en appareil totalement autonome. Elle supprime surtout la partie la plus fréquente et la moins agréable de l’entretien.
Pour une maison calme, avec peu de poussière et peu de passages, le Roomba 105 avec AutoEmpty est déjà très confortable. Pour un foyer plus vivant, le Roomba 115 prend l’avantage grâce à son espacement plus long entre les vidages. Ce supplément d’autonomie se remarque surtout quand le robot travaille souvent et ramasse beaucoup.
La logique est simple : plus le robot sert, plus sa base devient importante. Le Roomba 105 réduit déjà bien les manipulations. Le Roomba 115 les espace davantage, ce qui renforce son image de modèle plus abouti pour une utilisation régulière.
Valeur d’usage : le Roomba 105 résiste, mais le 115 justifie son avance
Parler de valeur d’usage est plus utile que de s’arrêter à l’étiquette. Le Roomba 105 a un vrai point fort : il propose déjà le LiDAR, le lavage, SmartScrub et l’application Roomba Home. Pour un appartement avec sols durs, peu de tapis et un entretien fréquent, le modèle le plus accessible reste une option très rationnelle et loin d’être dépassée.
Depuis l’arrivée des modèles plus récents, il est souvent proposé nettement moins cher. C’est ce qui le rend encore séduisant. On peut vouloir un robot bien guidé, capable d’aspirer et de laver en appoint, sans viser forcément le produit le plus musclé de la gamme. Dans ce cas, le Roomba 105 conserve une vraie logique.
Le Roomba 115 coûte généralement plus cher, mais son supplément ne repose pas sur une seule amélioration isolée. Il est plus compact, plus léger, plus bas, plus puissant et plus autonome avec la base AutoEmpty. Le surcoût devient plus facile à défendre quand plusieurs petits gains se cumulent dans la même journée.
La puissance à 15 000 Pa, le format de 7,89 cm de haut et l’autonomie jusqu’à 3 mois avec la base créent un profil plus moderne. Rien de tout cela n’est décoratif. Ces différences se retrouvent sous les meubles, près des bords, autour des tapis fins et dans la fréquence des manipulations.
Le bon choix dépend donc beaucoup du logement. Si le sol est déjà simple à entretenir, si la poussière reste modérée et si le robot passe souvent, le Roomba 105 peut suffire avec élégance. Il garde l’essentiel des fonctions intelligentes sans imposer de payer pour chaque amélioration de confort.
Mais si la maison accumule les poils, les miettes, les coins difficiles et les meubles bas, le Roomba 115 devient plus convaincant. Il ne rend pas le 105 mauvais ; il corrige simplement plusieurs de ses petites limites. Ce n’est pas la nouveauté qui fait la différence, c’est la façon dont elle réduit les irritations répétées.
Le Roomba 105 reste le choix raisonnable. Le Roomba 115, lui, devient le choix plus confortable. Et dans un appareil qu’on achète justement pour penser moins souvent au ménage, ce confort supplémentaire pèse lourd.
Le Roomba 115 gagne, mais le Roomba 105 reste le choix malin pour les besoins simples
Le Roomba 105 Combo reste un très bon aspirateur robot laveur. Il cartographie sérieusement, aspire correctement, lave en appoint, gère les zones sans lavage et profite d’une application complète. Pour un logement simple, avec des sols durs et des passages réguliers, il garde un rapport fonctions/confort très solide. Mais le Roomba 115 Combo prend l’avantage là où le quotidien devient moins propre, moins dégagé, moins prévisible.
Son format plus bas, ses 15 000 Pa, sa mopa plus aboutie sur les bords et son AutoEmpty jusqu’à 3 mois lui donnent une avance nette. Le Roomba 115 Combo ne gagne pas parce qu’il est plus récent, mais parce qu’il demande moins de compromis au quotidien. Le Roomba 105 Combo reste défendable, surtout pour une utilisation simple et maîtrisée. Pour vivre avec moins d’interventions et plus de marge, le 115 s’impose.








